Paroles : Marine Muller
Musique : Victor Campa
Musique : Victor Campa
Intro (parlée) :
Lettre ouverte aux rangs de culs pincés qui font comme si rien n'en sortait jamais : Mes amis, mes frères d'humanité, c'est pour vous que je veux chanter. De cet hymne salvateur, ne soyez pas outrés, qu'on vive en HLM ou en hôtel avec vue, on ne chie jamais que par son cul.
Cette chose universelle qui unit tous les hommes,
Quand ils vont à la selle, vous fait tous rire jaune,
Mais qui êtes-vous idiots, emmerdeurs, trouble-fête,
Pour regarder de haut le fond de vot' cuvette ?
Ne dites pas le contraire, ce serait malhonnête.
Refrain :
Ne sous-estimez pas le pouvoir du caca,
Quand flanqué sur vot' trône, c'est lui qui vous fait roi,
Il ne guéri personne, ni ne sauve des guerres,
Mais nous fait tous sourire, et touche la terre entière !
Plus fort qu'un président, moins dur qu'un dictateur,
Il gouverne votre corps, influe sur votre humeur,
Nul ne peut résister à ses coups d'Etat, donc
Ne sous-estimez pas le pouvoir du caca !
De vos matières fécales, travail journalier,
Faire une chose sale, à ne surtout pas montrer,
Mais qui êtes-vous chieurs, injustes culs pincés,
Pour emm'ner aux WC vot' programme culturel ?
Et mépriser ainsi vos besoins naturels !
Un humour dégueulasse ? C'est un peu trop facile,
De jeter la pierre aux pauvres scatophiles,
Vous savez qu'eux au moins ont la conscience tranquille,
Car au lieu de renier, de bafouer, d'ignorer,
Les affaires de cuvette, eux ça les fait marrer.
[Rires gras]
Refrain
Lorsqu'il s'empare vraiment de toutes vos envies,
Et une fois aux toilettes, la besogne accomplie,
Vous ne sauriez parler de cette indicible joie, alors
Ne sous-estimez pas le pouvoir du caca !
Mais plus que le caca, ce sont vos airs outrés,
Qui me font rigoler et finissent de m'achever,
Vous belles âmes distinguées, esprits trop élevés,
Qui pensez nous faire croire, vouloir nous persuader,
Ne jamais voir ri en entendant un pet.
[Un silence – un gros prout]
Le plus cruel au fond avec ces affaires gastriques,
C'est que pour tant d'efforts, on ne gagne pas de fric,
C'est un travail pénible, trop peu rémunéré,
Pourtant des p'tits malins l'ont commercialisé,
Vous voyez qu'de la merde, tout le monde peut en chanter.
Mélissa, Victor, Pascal, mes scatos préférés,
qui m'ont quand même laissé pousser
l'ampli en haut de la côte ce jour-là...
qui m'ont quand même laissé pousser
l'ampli en haut de la côte ce jour-là...
